Bilan : films adaptés de l’année 2018

Ciné Sens a réalisé un bilan de l’année 2018 en terme de films adaptés au handicap sensoriel pour le cinéma.

On recense 272 films adaptés sur l’année 2018, pour 240 en 2018 !  Les films adaptés ne cessent d’augmenter. Cela représente une hausse de  13% entre 2017 et 2018.

Ciné Sens observe également que les salles s’équipent de plus en plus pour rendre accessibles les œuvres adaptées.

On recense 3 distributeurs qui adaptent systématiquement tous leurs films : Gaumont, Disney et Metropolitan.

Voici les autres distributeurs susceptibles de proposer des versions adaptées : Ad Vitam , Alfama Films, Arp Sélection, Bac Films, Diaphana, Epicentre Films, Europacorp Distribution, Films du Losange, 20th Century Fox, Haut et Court, Jour2Fête, Le Pacte, Mars Films , Paname Distribution, Paradis Film, Paramount Pictures, Pathé Distribution, Pyramide Distribution, Rezo Films, SND, Sony Pictures, Sophie Dulac Distribution, Studiocanal, UGC Distribution, Universal Pictures, Warner Bros, Wild Bunch.

Vous pouvez télécharger le PDF récapitulatif de la totalité des films adaptés en 2018, ainsi que le classement des distributeurs : Les films adaptés en 2018

One thought on “Bilan : films adaptés de l’année 2018

  1. Diane Maroger dit :

    Bonjour,

    Excellente année 2019 à toute l’équipe de Ciné Sens.

    Félicitation pour ce travail de la part d’une vieille routarde de l’accessibilité — à la fois en tant que professionnelle du film et comme spectatrice touchée durant les 8 dernières années par une surdité sévère.

    J’ai quelques questions et propositions de nuances ou précisions qui pourraient être apportées à cette publication, afin qu’elle puisse servir à tous et être diffusée davantage.

    La premières questions qui se pose à moi, en lisant l’article, est si vous avez fait le tri entre films adaptés pour le DVD et la VàD et films adaptés avec AD et ST SME sur le DCP pour le cinéma, ou si vous avez livré ici tout ce que vous avez repéré sur la base de données du serveur Cinédi sur 2018 après vérification du film français.
    Votre article ne mentionne pas ce tri.

    Il me semble que votre liste relève ce que vous avez repéré quel que soit le support et que certains des films listés ne sont donc pas sortis en salles adaptés, soit parce que ce n’a pas été proposé, soit parce que l’adaptation n’était pas sur le DCP (mais faite pour les autres supports et la télé). Je déduis qu’il n’y a pas eu de tri du fait qu’il est arrivé que vous annonciez un film comme étant adapté pour le cinéma, mais que le distributeur le réfute ensuite. S’il n’était pas adapté pour le DCP ce film ne devrait pas figurer encore dans votre liste après que nous en ayons discuté et vous ayons mis en relation avec l’exploitant qui avait été confronté à l’impossibilité d’en programmer la version ST SME, mais il y a peut être eu des éclaircissement depuis et d’autres raisons pour lesquelles il n’a pas pu faire la projection sous titrée SME, que j’ignore. Le cas que je cite est celui de « A la recherche d’Ingmar Bergman » de Margarete Von Trotta, que David Obadia a voulu programmer en version accessible aux sourds et malentendants au Luminor Hotel de ville à Paris du fait qu’il était identifié « adapté ». En fait le DCP ne contenait pas les sous-titres d’après le distributeur avec qui ce programmateur était en relation… Ce film m’avez-vous dit alors, avait été annoncé adapté dans « Le Film français », ce qui en principe est une info correcte, fournie par le distributeur. Il y avait là une contradiction à relever. Est-ce que la source de l’erreur a pu être identifiée ? Nous sommes restés en attente de clarification.

    Il existe aussi des cas inverses : « FLEUR DE TONNERRE » de Stéphanie Pillonca Kervern ne figure pas dans votre liste. Nous avons filmé l’audiodescription de ce film au cours de sa réalisation en studio à Rennes et cette AD a bel bien été introduite dans le DCP de même que la VF STME (VSM). Ce film manque peut-être ici parce que l’information est parue très tard sur Cinédi, à mon instigation car cela avait été omis, mais cette info y est bien aujourd’hui. Il se trouve que ce film n’a jamais été projeté avec les ST SME et qu’il l’a été seulement une fois avec l’AD, en salle. Ce que je n’arrive pas à m’expliquer, c’est que nombre des films que vous listez n’ont jamais été projetés avec l’AD et le sous-titrage en salle, mais sont quand même listés.

    L’histoire de ce qui s’est passé pour « FLEUR DE TONNERRE » est intéressante. Il semblerait que le distributeur n’ait pas voulu répondre favorablement au désir de la réalisatrice (qui connaissait bien Retour d’image), de signaler la version ST SME aux salles car il craignait une baisse de la fréquentation si le sous-titrage SME était annoncé. Il s’agissait du premier long d’une réalisatrice inconnue, difficile selon lui à exploiter sur plusieurs semaines malgré un casting prestigieux. Deuxième déception pour nous quelques mois plus tard : l’éditeur a inclus tellement de bonus dans le coffret du DVD qu’il n’y avait plus de place pour qu’il contienne aussi l’AD. Au résultat, l’AD, pourtant très belle ne se trouve pas sur le DVD, mais elle est bien sur le DCP Il serait dommage de ne pas l’indiquer ici. Des projections adaptées de ce film peuvent encore avoir lieu dans le cadre de festivals ou de reprises !

    L’accessibilité sensorielle du cinéma progresse donc comme vous le relevez avec raison, d’année en année. Mais il y a encore des couacs qui font que des films qui pourraient être exploités et vus dans le cadre de projections accessibles ne le sont pas, ou sont mal annoncés. Les organismes centres de ressource « cinéma et handicap » ou figurant comme tels dans le guide Cinéma et Accessibilité, se doivent je crois, d’être très vigilants et exigeants afin d’encore améliorer les choses. Je pense que la nécessité de re-vérifier les données publiées dont vous êtes bien évidemment conscients et préoccupés, se double de celle de relever quels professionnels dans le circuit ont fait des erreurs ou agi avec des « à priori » dommageables pour l’info sur l’accessibilité de leurs films et pourquoi. Il ne faut ensuite pas hésiter à les contacter car l’accessibilité est souvent encore réfléchie par eux à moitié, comme un « minimum » à garantir, avec peu d’attention à la beauté et à la pertinence, ou non, de l’adaptation qu’ils commandent et ensuite, sans la dimension d’information et de communication qui devrait suivre automatiquement. L’information ne peut être bien faite et accessible que si on comprend vraiment ce dont on parle. Il se trouve qu’une formation conçue de manière sensible peut être vraiment intéressante pour un professionnel du film, mais que souvent il ne le sait pas.

    La nécessiter d’une veille exige de nos structures des effectifs rigoureusement formés et décidés à ne rien lâcher. A ce titre il est utile que certains membres d’équipe soient touchés de près ou eux-mêmes directement concernés par les handicaps sensoriels en question (la surdité acquise et celle de naissance avec pratique de la LSF d’une part, la non voyance d’autre part) car ils seront plus exigeants. Avec de tels effectifs, des formations pourraient être conçues, qui ne seraient pas de simples énoncés des normes techniques, mais une vraie exposition pour les bénéficiaires de ces formations :
    – à ce qu’est une version adaptée de qualité ;
    – à pourquoi, quand je suis sourd ou non voyant, je ne peux pas accéder à tous les supports d’information que diffuse tel ou tel cinéma, ou tel ou tel site, alors que des solutions d’accessibilité de l’info pour moi, existent.

    A réfléchir ensemble peut être ?

    Bien amicalement et solidairement à vous.

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