Direction Générale des Médias et des Industries Culturelles (DGMIC)

Au sein du Ministère de la Culture et de la Communication, la DGMIC définit, coordonne et évalue la politique de l’Etat en faveur du développement du pluralisme des médias, de l’industrie publicitaire, de l’ensemble des services de communication au public par voie électronique, de l’industrie phonographique, du livre et de la lecture et de l’économie culturelle. Elle suit les activités du Centre national du cinéma et de l’image animée

Projets entrepris par la Direction Générale des Médias et des Industries Culturelles

  • Le ministère a débuté la réalisation d’une série de guides pratiques de l’accessibilité à destination des professionnels de la culture
  • Les Directions Régionales des Affaires Culturelles (DRAC) interviennent auprès des réseaux culturels régionaux par l’organisation de séminaires de formation sur l’accessibilité de l’offre culturelle
  • La Réunion des Établissements Culturels pour l’Accessibilité (RECA) a pour mission de proposer des mesures concrètes visant à améliorer à court terme l’accueil des personnes handicapées dans les établissements culturels dépendant du Ministère de la Culture. Le site @riane Infos, créé en 2006, a permis aux établissements culturels d’expérimenter un outil de communication commun et de collecter des remarques constructives auprès des utilisateurs.
  • La loi du 11 février 2005, anticipant les difficultés de mise en œuvre, a prévu l’intégration obligatoire de la formation à l’accessibilité dans la formation initiale des architectes et professionnels du cadre bâti. Au-delà des diplômes d’architecture, cette obligation a été étendue aux professionnels participant à l’aménagement du cadre bâti et notamment aux « designers » d’objet et aux créateurs industriels, aux « designers » d’espace ou encore de la communication (graphique, multimédia)

Présentation de la DGMIC

Par ailleurs, le Ministère de la Culture et de la Communication conduit depuis 2001, avec la création de la Commission Nationale Culture et Handicap, une politique volontariste en faveur de l’accès des personnes handicapées à l’offre culturelle. Concernant l’accès au cinéma, un plan d’action en cinq axes a été défini pour la Commission Nationale Culture et Handicap, présenté le 26 janvier 2012 :

 1. L’attribution de crédits pour la mise en accessibilité des œuvres cinématographiques, avec :

  • La mise en place d’une aide incitative du Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC), représentant un million d’euros par an pendant trois ans, au profit du sous-titrage et de l’audio-description des films au moment de la post-production
  • La mise en accessibilité des films du patrimoine concernés par le plan de numérisation prévu dans le cadre du grand emprunt

 2. L’accompagnement des exploitations cinématographiques dans la mise en accessibilité des cinémas :

  • Un suivi précis et régulier de la montée en charge de l’accessibilité des établissements cinématographiques en partenariat avec la FNCF sera opéré en 2012
  • La mise en place par le CNC d’un groupe de travail en partenariat avec la FNCF pour identifier des solutions de mise en accessibilité des petits établissements cinématographiques
  • Par ailleurs, éligibilité au soutien automatique et au soutien sélectif à la modernisation et à la création de salles de cinéma  des travaux d’accessibilité et d’installation d’émetteur de sous-titrage et d’audio-description des films en salle

 3. La publication d’un nouvel ouvrage de la collection Culture et Handicap, consacré à l’accessibilité au cinéma et intégrant un référentiel d’accessibilité aux œuvres pour les personnes déficientes sensorielles.

 4. L’organisation, en mars 2012, par l’association Retour d’image et en partenariat avec le CNC, le Conseil Général de Vendée et la Ville de Saint Gilles Croix de Vie, de la 1ère édition du festival de cinéma Un Autre Regard. Ce festival avait pour objectif de favoriser la visibilité des personnes handicapées, de faire changer le regard sur le handicap, de valoriser les technologies innovantes en matière d’accessibilité des films aux spectateurs handicapés et de contribuer à leur plus large diffusion.

 5. Le lancement de deux missions autour de l’audio-description et du sous-titrage afin de :

  • Définir les métiers de l’audio-description. Il s’agit d’identifier et de reconnaître les métiers du « handicap et de la conception universelle » et de clarifier le statut juridique des personnes qui exercent ces métiers ;
  • Coordonner l’information sur les œuvres sous-titrées et audio-décrites, notamment à travers la création d’un registre rassemblant la liste des œuvres accessibles par type de handicap, précisant les supports sur lesquels ces films sont disponibles (DVD, Blu-ray, DCP, 35 mm, …) et les droits afférents (projections commerciales, projections non-commerciales, droit privé, etc.), et répertoriant les textes déjà rédigés (audio-description ou sous-titrage) mais non fixés sur un support.

Commission nationale culture

Consulter le répertoire des aides et partenaires public pour l’accessibilité du cinéma