Rendre les films accessibles

Rendre les films accessibles aux porteurs d’un handicap sensoriel nécessite de réaliser certaines versions adaptées au cours du circuit de fabrication d’un film.

Les procédés d’adaptation des œuvres cinématographiques

Trois solutions sont utilisées afin de rendre les films accessibles aux personnes porteuses d’une déficience sensorielle. Dans la chaîne de fabrication du film, ces adaptations reviennent au producteur qui peut également les déléguer au distributeur. Souvent, il ne s’agit que d’anticiper de quelques mois la création de ces fichiers adaptés prévus pour les diffusions à venir. Ces derniers sont régulièrement demandés pour la diffusion télévisée ou pour l’édition vidéo.

1. Le sous-titrage SME

Le sous-titrage SME (Sourds et Malentendants) consiste à retranscrire par écrit les paroles prononcées dans le film et à donner des descriptions de l’environnement sonore.

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2. L’amplification

L’amplification ou Son renforcé permet aux personnes malentendantes de pouvoir recevoir le son amplifié du film grâce à des appareils spécifiques.

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3. L’audio-description

L’audio-description est une solution sonore, qui apporte aux personnes malvoyantes ou aveugles via une voix off diffusée dans un casque individuel, une description des éléments visuels que la bande son du film ne permet pas de percevoir.

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Un système de repérage simple et universel

Pour repérer les fichiers adaptés intégrés aux fichiers du film (DCP), il est utilisé un codage particulier dans la convention de nommage des DCP.

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Les professionnels de la filière cinéma, des relais essentiels

Dans le parcours d’un film jusqu’au spectateur, le rôle du producteur est essentiel. En effet, c’est à lui d’anticiper de quelques mois la création de fichiers adaptés pour qu’ils soient prêts pour la sortie en salle. (Ces derniers sont régulièrement demandés pour la diffusion télévisée ou pour l’édition vidéo.) Il devra ensuite transmettre aux distributeurs ces fichiers sous–titrés et audio-décrits pour qu’ils les intègrent dans les différentes versions proposées.

Le distributeur a lui aussi un rôle majeur. Il doit informer les exploitants de l’existence des différentes versions, concevoir et faciliter la mise à disposition des fichiers sur les supports des films (fichiers additionnels disponibles sur le DCP initial ou DCP spécifique par version).

Un dialogue doit s’installer avec les programmateurs de salles pour choisir les versions, les séances, les éventuelles opérations de médiation ou de promotion. Les programmateurs informent en retour les distributeurs des séances organisées pour un film pour faciliter le suivi des entrées et la remontée des bordereaux de recettes.

Enfin, un répertoire des films adaptés aux personnes porteuses d’un handicap sensoriel serait un outil d’information utile. Cette idée est actuellement en cours d’étude par le CNC. Des associations comme CineST ont déjà créé le leur pour la VSFT. Il répertorie les films disponibles et les séances accessibles aux personnes sourdes ou malentendantes. Néanmoins, il n’en existe pas encore pour les déficients visuels…

Consulter le répertoire des films adaptés de l’association CineST