Category: Initiatives

idées et rouages

Engager un·e référent·e handicap dans son cinéma

Qu’est-ce qu’un·e référent·e handicap ? Quel est ou serait le rôle d’un·e référent·e handicap dans un cinéma ? Pour qui ? Pour quoi ? Volonté ou obligation, comment les cinémas peuvent-ils construire une connaissance pérenne et partagée des questions d’accessibilité, embaucher des personnes en situation de handicap ou mieux accueillir les spectateurs et spectatrices ?
On répond à ces questions (et à d’autres) dans cet article ! N’hésitez pas à nous poser vos questions également, qui nous permettront de l’enrichir. Si vous avez des expériences ou des projets de référent.e handicap pour votre cinéma, vous pouvez toujours commencer par nous contacter ! A bientôt !

Nous actualiserons cet article avec vos nouvelles questions et nos nouvelles réponses : .

C’est quoi un·e référent·e handicap ?

Il s’agit d’une personne intégrée ou intervenant dans l’équipe, même s’il n’existe pas de référent·e handicap type. Selon les structures, ce poste peut se trouver à différents niveaux dans l’organigramme et peut porter plusieurs noms : référent·e handicap, coordinateur·trice handicap, chargé·e de maintien dans l’emploi, correspondant·e handicap…
Selon les besoins de la structure et le contexte, les missions varient.
Cependant, pour les cinémas, on peut déjà tracer les fonctions principales qu’un·e référent·e handicap peut effectuer.

Une veille continue

Les lois autour du handicap évoluent. Souvent, des décrets viennent s’ajouter à la législation, si bien que les lois sont parfois difficiles à suivre. De la même manière, le secteur est innovant, il demande une attention et une veille accrue pour agir au mieux dans l’air de son temps.
Déjà, dans ce court paragraphe, nous avons relevé une facette importante du métier. Un·e référent·e handicap veille sur l’actualité. Pour un cinéma, c’est une aubaine. En effet, les salles se doivent de répondre à leurs obligations légales dans l’accueil de tous les publics. Cependant, lorsque personne n’est qualifié pour suivre les évolutions législatives, le cinéma risque de perdre du temps ou de rester en incompréhension avec les mesures à prendre ; sans s’arrêter au cadre bâti, cela touche aussi au personnel, à la mobilité ou encore aux équipements et services proposés.

D’ailleurs, effectuer une veille sur la recherche et l’innovation est tout aussi important pour un cinéma moderne, cela évite de se tromper dans ses choix, par exemple pour la diffusion des versions audiodécrites, un·e référent·e handicap vous guidera dans le choix de votre matériel. Un·e référent·e handicap enquête auprès des publics pour trouver les solutions les plus adéquates pour le cinéma ainsi que pour spectatrices et spectateurs.

Un·e tiers de confiance

Les sujets liés aux situations de handicap sont parfois délicats à explorer, si bien qu’on peut craindre de s’y lancer de peur de se tromper, de heurter les personnes concernées ou encore que le public ne réponde pas présent.
Un·e référent·e handicap est la personne sur qui compter. Il ou elle pilote la direction des actions à mener et informe, oriente, accompagne aussi bien les professionnel·le·s de votre cinéma que les personnes en situation de handicap.
Si vous avez une question ou un doute, c’est directement vers cette personne que vous pouvez vous tourner et trouver une solution. Elle connait son sujet et saura vous aiguiller.

Exemple : vous avez mis votre énergie au profit d’un projet inclusif mais vous ne savez pas comment le faire savoir aux publics. Vous craignez que rien ne change dans la fréquentation de votre salle. Un·e référent·e handicap explore et construit les clés d’une communication réussie et pourra solliciter des acteurs externes.

Un lien avec les acteurs internes et externes

Afin de donner à votre cinéma, votre festival ou à tout autre évènement une dynamique inclusive, il implique parfois de se tourner vers différents organismes extérieurs : associations, gouvernement, collectivités territoriales…
Un·e référent·e handicap est un facilitateur. Il ou elle fait le lien entre les différents acteurs internes et/ou externes pour mener à bien vos projets. Issue du milieu inclusif, cette personne peut très vite savoir vers qui se tourner et possède parfois déjà un carnet d’adresse pour répondre à vos besoins.

Chef·fe de projet et coordination d’une politique inclusive

C’est peut-être le moment de prendre un nouveau tournant dans votre cinéma. Vous réfléchissez à une nouvelle politique, à l’installation de nouveau matériel, à une rénovation de l’accueil ? Un·e référent·e handicap est un·e pilote d’actions, de projets et de politique handicap. Son travail peut se concentrer aussi bien autour d’un diagnostic en vue de préconisations que d’une évaluation de vos pratiques.

Une communication précise

Un·e référent·e handicap organise la communication sur la politique handicap et vos démarches d’accessibilité, organise des évènements en lien avec le handicap, guide votre communication numérique, accompagne sur la création de vos programmes. Un·e référent·e handicap utilise un vocabulaire adapté.

Emploi de personnes en situation de handicap

12% de la population est en situation de handicap. 80% sont dits « invisibles ». Un·e référent·e handicap peut aussi être amené vers des missions de ressources humaines, notamment dans l’emploi de personnes en situation de handicap. Un·e référent·e handicap peut intégrer un nouveau salarié en situation de handicap ou permettre à un salarié de votre cinéma de faire reconnaitre son statut de travailleur handicapé.

D’autres questions

Est-ce que je suis obligé d’avoir un référent handicap ?

« Dans toute entreprise employant au moins deux cent cinquante salariés, est désigné un référent chargé d’orienter, d’informer et d’accompagner les personnes en situation de handicap »
(article L5213-6-1 du Code du travail)

La loi préconise à minima de désigner une personne référente pour une entreprise de plus de 250 salarié·e·s. Pas d’obligation en dessous de cet effectif.

Où former mon employé au poste de référent handicap ?

Il existe aussi bien des formations accessibles sans qualification particulière de courte durée que des formations sur deux ans accessibles à partir de bac +3 ou bac +4. Quelques exemples, dans une liste non-exhaustive, ci-dessous :

  • Université Paris Créteil propose un DIU Référent Handicap
  • Université de Nice propose également un DU Référent Handicap
  • Lumière Lyon 2 propose un master Référent Handicap
  • TH’Conseil propose des formations courtes (2 jours) pour former un employé au rôle de Référent Handicap
  • INSHEA propose en région parisienne un Master Pratiques inclusives Handicap aAccessibilité Accompagnement

Je suis une petite structure, comment faire ?

C’est vrai qu’avoir une personne référente handicap à temps plein dans une petite équipe peut sembler lourd de prime abord. Vous pouvez confier cette mission en complément d’autres fonctions à l’un de vos collaborateurs et le former pour cela. Il existe aussi des consultants qui font ce travail de référent handicap. Ce sont des structures qui accompagnent plusieurs entreprises pour leur donner une expertise sur les questions liées au handicap. Elles peuvent vous proposer un diagnostic, piloter une politique handicap, créer une stratégie de communication etc. Tout le travail qu’un·e référent·e handicap fait. Voici quelques structures qui proposent ce type de service : T’hompouss , D-CODE , TH Conseil
Ciné Sens peut également vous accompagner et vous orienter vers des structures ou associations.

Qu’est-ce que le handicap ?

Selon la loi n°2005-102 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, « constitue un handicap, au sens de la présente loi, toute limitation d’activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d’une altération substantielle, durable ou définitive d’une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d’un polyhandicap ou d’un trouble de santé invalidant. »

Depuis 2005, c’est bien à l’environnement qu’on associe le handicap, et non à la personne. Plus précisément, c’est la confrontation entre un environnement et les singularités d’une personne qui va créer une situation de handicap. C’est bien pour cela qu’on parle de situation et pas de HANDICAPÉ.

Exemple : Je suis sourde. Je vais au cinéma. J’ai repéré sur le site internet que le film que je souhaite voir dispose d’une version ST-SME (chouette!). J’arrive au cinéma. J’avance à la caisse et m’adresse à quelqu’un pour acheter un billet. Jusque là tout va bien. La personne commence à me parler, un peu vite, trop vite. Pas le temps de lire sur les lèvres. Difficile de la comprendre ainsi que de faire comprendre quel film je veux voir. 2 laborieuses minutes plus tard, alors que ça aurait pu prendre 30 secondes, j’ai mon billet et je vais voir mon film. La situation s’est révélée, pour moi, handicapante. Et la répétition/accumulation de ce type de situations sur une journée ajoute à mon ressenti.

Environnement inclusif ou adapté au handicap

Alors qu’est-ce qu’il s’est passé dans ce court exemple? Je me suis retrouvée en situation de handicap (oh ça va, tout de suite les grands mots). Pourquoi ? Jusqu’à l’arrivée devant la caisse, tout s’est bien passé, soit l’environnement était inclusif et conçu pour que toute personne puisse en bénéficier, soit l’environnement était adapté, c’est-à-dire qu’il avait était construit de manière exclusive à l’origine mais qu’avec des solutions d’adaptation, il m’a été rendu accessible. Dans tous les cas, j’ai pu aller jusqu’à la caisse sans mal. Mais arrivée à la caisse, que s’est il s’est passé?

Le fait que la personne qui m’a accueilli (qui appartient à l’environnement, en l’occurrence, au cinéma), ne sache pas communiquer avec moi m’a placé dans une situation de handicap. Admettons qu’elle ait été formée, ou au moins sensibilisée à la surdité, son attitude aurait été différente. Elle aurait su communiquer, peut-être aurait-elle articulé plus lentement, ou utilisé l’écrit, manuellement ou via un système de reconnaissance vocale ? Je ne sais pas, il y a beaucoup de façon de se faire comprendre, encore faut-il que les personnes soient informées/formées.

La personne référente handicap dans votre cinéma permet d’éviter cette situation désagréable pour la spectatrice. Elle peut organiser des formations ou elle-même sensibiliser les employé·e·s.

D’autres ressources pour approfondir

Interview avec une référente handicap : Référent handicap entreprise : la personne sur qui compter?
Les missions d’une référente handicap : https://youtu.be/qV2-aylgF0E
Former un référent handicap : Former un référent handicap – OETH

Darius Marder échange avec l'acteur Riz Ahmed

SOUND OF METAL : Des ressources d’initiatives

Sound of Metal de Darius Marder, en salle depuis le 16 juin 2021, donne aux cinémas l’occasion de créer des rencontres autour de différentes notions : son, langage, surdité…
On a relevé différentes initiatives, pour vous donner de la suite dans les idées. Il est important aussi de garder en tête que ces initiatives sont des exemples autour du film de Darius Marder. Certaines sont transposables pour d’autres films. Il ne faut pas forcément attendre la sortie d’un film qui traite d’une déficience pour parler de l’accessibilité sensorielle des films.

Une avant-première avec ST-SME à l’écran suivie d’un échange

Mardi 15 juin 2021, 19h45, Paris, Dulac Cinéma, salle Majestic Bastille.
Dulac Cinéma a fait le choix de proposer une avant-première avec sous-titres pour personnes sourdes et malentendantes à l’écran. Les ST-SME possèdent un code couleur ; choisir de les diffuser à l’écran pour l’avant-première c’est inciter les personnes déficientes auditives à s’y rendre mais aussi faire l’expérience d’une séance inclusive avec des personnes déficientes et non déficientes.
Cette avant-première s’est poursuivie d’un échange soutenue par une interprète en Langue des Signes Françaises.
Partenariats : Tandem et Roger Voice.
Informations : Sound of Metal : avant première avec sous-titrage sourds et malentendants

Une séance-rencontre avec un batteur et une psychologue

Vendredi 18 juin 2021, 20h00, Pessac, Cinéma Jean Eustache.
Coup de cœur du Cinéma Jean Eustache, Sound of Metal trouve aussi un débat singulier dans ce cinéma de Pessac. La projection est suivie d’une double rencontre avec Théo Begue, un batteur de métal et professeur de batterie et Bénédicte Gourdon, une psychologue de l’Unité d’accueil et de soins des patients sourds au CHU de Bordeaux.
Le film est projeté en version ST-SME et le débat est accompagné par une interprète en Langue des Signes Françaises.
Informations : Séance-rencontre – Sound of metal

Un temps d’échange sur la communication gestuelle

Mardi 22 juin 2021, 19h00, Montélimar, Cinéma Les Templiers.
Une séance avec un échange, cette fois-ci, accès sur le langage et la communication. Bénédicte Cobetto s’appuie sur le film Sound of Metal pour aborder la communication gestuelle et visuelle et améliorer la communication grâce aux gestes. Elle donne des clés et des outils pour mieux appréhender une discussion avec des personnes sourdes et malentendantes.
Ce temps d’échange est un exemple d’utilisation d’une projection du film pour sensibiliser à la surdité.
La séance est en version ST-SME.
Partenariat : L’esperluette
Informations : Sound of Metal – Sensibilisation à la surdité

Une discussion avec l’ingénieur du son, Nicolas Becker

Jeudi 24 juin 2021, 19h45, Montreuil, Cinéma le Mélies.
Le Mélies de Montreuil, avec l’association Retour d’image, ont fait le choix intelligent d’inviter l’ingénieur du son Nicolas Becker pour un ciné-débat. Fraîchement oscarisé pour son travail sonore sur Sound of Metal, le concepteur assistera à la séance et répondra aux questions des spectateurs et spectatrices. Cet échange est animé par Diane Maroger, fondatrice de Retour d’image, professionnelle de la production, devenue sourde.
Diffusée en ST-SME, la séance s’adresse à tou·te·s et l’invité peut intéresser tous les publics. Le débat est interprété en Langue des Signes Françaises et transcrit à l’écran grâce au système de vélotypie.
Partenariat : Retour d’image
Informations : Ciné-débat inclusif « Sound of Metal »

Un ciné-débat autour du film et de la Langue des Signes Françaises

Jeudi 1er juillet 2021, 20h00, Langres, Cinéma New Vox Langres.
Dans le cadre du « cycle Culture sourde », le New Vox Langres organise un ciné-débat autour des différents sujets abordés par Sound of Metal. Véronique Flamand, Présidente de « Langres Signes », interviendra pour le débat, et traduira en langue des signes pour les personnes sourdes et malentendantes présentes.
Partenariats : Langres Signes, Autour de la Terre
Informations : Ciné-Débat signé « Sound of metal » dans le cycle « Culture sourde »

Des séances spéciales en préparation

Dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, plusieurs cinémas préparent pour les prochaines semaines des séances spéciales autour de Sound of Metal. Il s’agit de cinéma Jean Carmet à Mornant (69), du cinéma Fellini de Villefontaine (38) ou encore du cinéma Alpha de Charbonnières-les-bains (69).

Continuez à nous tenir informés de vos initiatives que nous relaierons dans cet article et qui pourront inspirer d’autres animations dans les salles de cinémas. Pour plus d’informations sur le film, lisez notre article Sound Of Metal.

Logo de Futur@Cinema

Ciné Sens, partenaire du challenge FUTUR@CINEMA

Ciné Sens est partenaire du challenge Futur@Cinema. Nous accompagnons tous les projets qui souhaitent contribuer à la venue et l’accueil des jeunes en salle, en apportant des éléments pour une démarche inclusive.

Futur@Cinema à la reconquête des jeunes

Aux travers d’échanges, de partages d’expériences, de tables rondes… Futur@Cinema part à la conquête et à la reconquête des publics éloignés des salles. Plus précisément, en instaurant le challenge Futur@Cinema, l’objectif se concentre sur les jeunes spectateurs et spectatrices.

Dans cette optique, le challenge porté par Anne Pouliquen, offre un cursus d’accompagnement et d’accélération pour des projets innovants. Celles et ceux qui portent un projet, accompagnés d’entrepreneur·neuse·s s’associent aux professionnel·le·s du cinéma pour créer de nouvelles ambitions et perspectives pour les salles, les films, les spectateurs et spectatrices.

La première étape du challenge s’est déroulée les 19 et 20 mai au Pôle Pixel. Ça a été l’occasion de construire des équipes et de rapprocher des projets entres eux. Pour Ciné Sens, ça a été l’occasion de se présenter et d’informer sur son rôle en tant que partenaire.

Et à la conquête de tous les jeunes

Afin que des spectateurs et spectatrices potentielles ne soient pas écartées du projet, nous avons pu présenter quelques notions avant que chacun·e·s ne se penchent sur son projet. Nous nous sommes investis dans le challenge Futur@Cinema pour donner l’occasion à toutes ces riches idées d’être pensées dans une optique inclusive. En donnant la parole à Ciné Sens en amont des projets, le challenge Futur@Cinema s’ancre lui-même dans une dynamique inclusive. Notre intervention a donné l’opportunité à tou·te·s les participant·e·s de visualiser ce qu’est un projet inclusif ainsi que de se responsabiliser autour du lien étroit entre innovation et conception universelle. Elle nous a permis également de partager nos constats actuels sur la mise en accessibilité des films en salles.

Ciné Sens présente ses actions et sa place d'acteur ressource aux challenge Futur@Cinema.

Notre rôle au sein du challenge est précisément d’épauler chacune des équipes qui en fait la demande. Nous nous plaçons comme des personnes ressources, actives au sein des discussions pour donner des pistes ou s’impliquer pleinement à un projet. Nous avons pris part notamment à un projet initié par Dulac Cinéma auquel le Cinéma le Méliès de Montreuil, Orange et Augmented Accoustics se sont associés. Nous suivons de prêt également le projet initié par Le Cinéma Parle qui se fonde sur la version audiodécrite des films pour une découverte du cinéma.

Le prochain rendez-vous est à Annecy en Juin, en attendant restez connecté à notre veille sur l’accessibilité du cinéma !

accueillir un public malentendant dans un lieu culturel

Accueillir un public malentendant dans un cinéma

Nous avons repéré une formation « Accueillir un public malentendant » susceptible d’intéresser nos lecteurs et lectrices. Il s’agit d’un rendez-vous en deux demi-journées, les 28 et 29 mai 2021 ouvert à douze personnes maximum. Celle-ci jongle entre mises en situation, quiz en ligne, grilles d’analyse, alternance de médias et synthèses régulières pour saisir aisément les enjeux de l’accueil.

L’accueil d’un public malentendant

La formation proposée par Le Messageur est construite pour vous apporter les clés d’une bonne condition d’accueil. De cette manière, elle permet de comprendre les spécificités d’un public sourd et malentendant ainsi que celles de votre salle pour garantir une bonne réception de toutes et tous. Pour ce faire, elle s’appuie sur la règlementation en vigueur, mais donnent aussi des outils concrets qui permettent de s’impliquer dans la mise en accessibilité pratique et durable de votre lieu culturel.

À l’issue de ces deux demies-journées, vous serez formé·e·s à :

  • L’identification des obstacles liés aux surdités et les différents modes de communication
  • Le repérage des lieux et situations qui nécessitent la mise en place d’accessibilité dans un lieu culturel
  • Le choix des moyens d’accessibilité à mobiliser en fonction des besoins des publics accueillis
  • La mise en place de conditions de communication inclusives

Une session dédiée exclusivement au cinéma

Cette formation est à destination de tous les métiers du secteur culturel. Elle s’articule en mêlant les différents contextes selon les lieux et les participant·e·s présent·e·s. En revanche, une session spécifique au cinéma peut être mise en place si plusieurs personnes intéressées se manifestent.

Sur inscription uniquement

La formation est accessible sur inscription jusqu’à une semaine avant la session. Comptez 380€ (nets de taxe) par participant·e pour les 7h réparties sur deux demi-journées en visioconférence les 27 et 28 mai 2021 de 9h à 12h30.

Une session co-animée par Samuel POULINGUE et Solène NICOLAS, consultants et formateurs en accessibilité pour les personnes malentendantes.

Téléchargez la fiche PDF de la formation « Accueillir un public malentendant ». Sinon, retournez à l’accueil de Ciné Sens ou suivez notre veille sur l’accessibilité du cinéma pour les personnes déficientes sensorielles.

Module e-learning

Quelle accessibilité sensorielle pour votre cinéma ?

Nous sommes toujours plongés dans une période spéciale, dans le contexte de pandémie de Covid-19, et les salles de cinéma sont fermées depuis fin octobre.

Nous avons cependant été sollicités par plusieurs salles ou organismes qui souhaitent se pencher sur les questions d’accessibilité sensorielle. Nous sommes à votre disposition si vous souhaitez organiser un rendez-vous téléphonique ou en visio-conférence pour aborder ces sujets. Vous pouvez nous contacter à l’adresse contact@cine-sens.fr

Voici récapitulés ici divers outils ou sources documentaires qui peuvent vous accompagner dans votre démarche.

Qu’est-ce qu’un cinéma accessible au handicap sensoriel ?

http://www.cine-sens.fr/actualites/solutions-d-adaptation-rendre-les-cinemas-accessibles-au-handicap-sensoriel-2/

Information et formation de vos équipes

Module de E-learning : http://www.cine-sens.fr/module-e-learning-cinema-accessible-handicap-sensoriel/

Communication auprès des relais et associations

Fiche pratique : http://www.cine-sens.fr/methodes/informer-les-publics-porteurs-handicap-sensoriel/fiche-pratique-associations-et-relais/

Annexe Exemples de communication : http://www.cine-sens.fr/methodes/informer-les-publics-porteurs-handicap-sensoriel/annexe-fiche-pratique-associations-et-relais-handicap-1/

Nous avons fait un repérage des relais associatifs au niveau national et pour certaines zones géographiques et pouvons mettre ces informations à votre disposition. Contactez-nous.

Accueillir le public déficient sensoriel

http://www.cine-sens.fr/methodes/accueillir-les-publics-handicapes-dans-les-cinemas/

Documentations en ligne sur l’accessibilité sensorielle

Toutes notre documentation

Nous sommes à la disposition des responsables de cinémas ou de groupements de cinémas pour échanger avec vous sur ces sujets.

contact@cine-sens.fr

Opérateur de prises de vues

Ciné Sens sensibilise les professionnel·le·s de demain !

Cher·ère·s enseignant·e·s, contactez Ciné Sens ! Les écoles, formations et universités en cinéma peuvent solliciter notre association pour que nous intervenions au sein de vos cours pour accompagner et sensibiliser les futur·e·s professionnel·le·s qui sont dans vos établissements.

Cela fait plus d’un an que notre association sensibilise les jeunes professionnel·le·s sur les sujets d’accessibilité pour les personnes en situation de handicap. Nous agissons exclusivement autour des déficiences sensorielles, c’est-à-dire les personnes aveugles, malvoyantes, sourdes et malentendantes. Dans cette logique, nous proposons des interventions auprès des jeunes pour leur permettre de comprendre les enjeux et les orienter dans une dynamique inclusive.

Les pratiques se multiplient et les questions à soulever s’en suivent pour les différents publics. Le Cinéma doit mettre en place des solutions de compensations pour les personnes porteuses d’une déficience sensorielle. Ainsi, notre intervention vise à organiser une discussion autour des équipements, de l’accessibilité des films ou encore des salles. Elle cherche à déclencher une dynamique inclusive chez les personnes en formation pour qu’elles aient les clés en main. De ce fait, elles pourront intégrer au mieux l’accessibilité dans leurs prochains projets.

Notre présentation est modulable en fonction du public. Nous pouvons nous organiser pour qu’elle tienne dans un créneau horaire de vos emplois du temps avec une durée de 45 minutes à 2 heures. Elle peut avoir lieu sur place ou en ligne, pour tenir compte des contraintes sanitaires actuelles.

Pensez à nous contacter

Prochainement Ciné Sens interviendra au sein de cursus cinéma dans les universités Jean-Moulin Lyon 3, Aix-Marseille, Paul-Valéry Montpellier 3.

Alors, si vous êtes intéressé·e·s par une intervention dans votre formation, n’hésitez pas à nous contacter par mail. En attendant, vous pouvez regarder notre module e-learning pour un premier aperçu des thématiques abordées.

Au plaisir de vous rencontrer et de répondre à vos questions.

Image par StockSnap de Pixabay.

Ciné Sens développe sa plateforme de communication !

Échanges entre professionnel·le·s sur l’accessibilité au cinéma

Appel à contribution pour la préfiguration d’une plateforme d’échanges

Ciné Sens reçoit régulièrement des demandes de personnes travaillant dans la filière cinéma qui se questionnent sur l’accessibilité sensorielle des films et des salles, ou l’accueil de personnes en situation de handicap. Ciné Sens observe aussi, au fil de ses interventions ou partenariats, des pratiques intéressantes sur le terrain, une expérience qui se construit et qui gagnerait à être partagée. Aussi, nous travaillons sur la création d’une plateforme d’échanges où les professionnel·le·s pourront s’exprimer entre elles et eux sur des sujets d’accessibilité sensorielle et être conseillé·e·s par leurs pairs.

Avant de la lancer, Ciné Sens aimerait récolter l’avis des destinataires potentiels. Ainsi, nous lançons un appel à contribution pour définir au mieux cette plateforme. Vous pouvez nous envoyer un mail pour recevoir le questionnaire.

La plateforme d’échange pour le cinéma

En développant cette plateforme, nous souhaitons mettre votre expérience au cœur des échanges. Partir de vos anecdotes ou problématiques rencontrées sur vos temps de travail pour en comprendre certaines généralités et vous accompagner à y répondre en faisant appel aux expériences d’autres participants. Chaque professionnel·le s’est déjà trouvé·e face à une question inédite. Cette plateforme d’échanges pourrait contribuer à faire circuler les solutions, les témoignages, les questionnements autour de l’accessibilité aux déficiences sensorielles.

Les pratiques et les équipements pour rendre les films et les cinémas accessibles ne sont pas toujours optimaux. L’accessibilité a besoin encore de recherche et de développement pour répondre aux enjeux d’une société inclusive. Et l’expérience se développe d’un bout à l’autre de la filière, au fil des évolutions de sa mise en accessibilité. Ciné Sens se veut aussi une plaque tournante de ces informations et cherche à les redistribuer auprès de tous. Ainsi ce projet de plateforme permettrait de construire une ressource de solutions éprouvées pour répondre aux enjeux d’accessibilité du cinéma.

Répondez à notre questionnaire

Dans cette phase de préfiguration, nous avons préparé un questionnaire à destination des professionnel·le·s de la filière cinéma. Si vous souhaitez y répondre (5 minutes environ), envoyez-nous un mail. Vos réponses nous sont essentielles pour que cette plateforme réponde au mieux à vos attentes et qu’elle soit la plus adaptée à votre organisation professionnelle ainsi qu’à vos pratiques.

Écrivez-nous sur notre mail et nous vous enverrons le questionnaire !

Image à partir des images de PixLoger et Lu Lettering de Pixabay

Deux personnes déficientes visuelles parlent de l'audiodescription

Émission à (re)découvrir « L’audiodescription : l’art d’écouter les images »

Anne Thillet propose une émission détaillée sur l’audiodescription dans un épisode de la série documentaire « À vous de voir », disponible sur France 5.

Si vous souhaitez découvrir ou en apprendre plus sur l’audiodescription, nous vous invitons à prendre 25 minutes de votre journée pour ce nouvel épisode de la série « À vous de voir ». Le documentaire donne la parole à plusieurs acteurs et actrices de l’audiodescription et offre de riches informations.

Patrick Saonit, ex-chef de projet Audiovision à l’Association Valentin Haüy, ouvre le documentaire en racontant l’Histoire de l’audiodescription : de sa naissance aux États-Unis et l’implication de la famille Coppola, jusqu’à son arrivée en France et sa place aujourd’hui. Une fois ce contexte général posé, l’émission s’aventure vers différent·es protagonistes qui gravitent autour de l’audiodescription.

Ce qui fait de ce documentaire une véritable source d’informations est sa distribution de la parole. En effet, au cours des 25 minutes, nous suivons les mots d’auteur·trices (Gérard Chevalier-Appert, Dune Cherville, Laure Morisset), de relecteur·trices (Marie-Pierre Warnault) et de spectateur·trices non-voyant·es. Ces riches échanges sont articulés par le documentaire dans le sens de la production d’une version audiodécrite. Ainsi, l’émission commence par montrer les enjeux de l’écriture. Elle appuie l’importance de la relecture avec un collaborateur non-voyant et nous ouvre les portes d’un atelier d’écriture d’une audiodescription emmené par Dunes Cherville lors du festival Premiers Plans d’Angers. Elle nous dévoile aussi les retours critiques des spectateur·trices déficient·es visuel·les impliqués dans le prix de la Fondation Visio de ce festival. Enfin, on écoute le point de vue du réalisateur, Jérémy Trouilh, sur la version audiodécrite de son film : Gagarine.

Cette émission sur l’audiodescription est disponible jusqu’au 2 novembre 2021 sur france.tv. N’hésitez pas à aller la voir et la montrer autour de vous.

Pour plus d’informations sur l’audiodescription, vous pouvez aussi lire notre article sur le Guide de l’audiodescription (CSA).

L'image représente le logo de l'audiodescription. La lettre A est suivie de la lettre D et de trois ondes sonores. Le texte est de couleur blanche sur un fond bleu.

Audiodescription : Découvrez le guide du CSA

Dans cet article intitulé comprendre la VAD en 2021, vous trouverez des informations tirées du Guide de l'Audiodescription, instauré par le CSA. Les informations de cet article mettront en évidence des ressources sur la qualité, l'immersion, la description, l'écriture, les voix, le son, l'évaluation, la formation, le matériel, la rémunération et les droits d'auteurs. L'image représente le logo de l'audiodescription, c'est l'image qui représente l'audiodesription.

Le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) a récemment publié le Guide de l’audiodescription. Il vient réviser la Charte de 2008 relative à l’audiodescription. Cet article, signé Ciné Sens, synthétise les différents enjeux, principes et bonnes pratiques relevés par ce nouveau guide pour accompagner le secteur audiovisuel, les auteurs et autrices d’audiodescription et tout autre personne faisant appel ou contribuant à l’audiodescription. Construit en concertation avec des auteurs et autrices d’audiodescription, la Confédération Française pour la Promotion Sociale des Aveugles et Amblyopes (CFPSAA) ainsi que des personnes aveugles ou déficientes visuelles, il fait le point tant sur l’écriture que la rémunération des professionnel•les en dix-huit pages.

Audiodescription : un besoin de qualité

Le CSA rappelle que près de deux millions de personnes sont déficientes visuelles, faisant de l’audiodescription, une solution pour ouvrir le cinéma à environ 3% de la population.

Cependant, malgré le développement actuel et visible de l’audiodescription, le CSA constate « une baisse de la qualité des versions audiodécrites depuis plusieurs années ». Cette notion de qualité doit être comprise comme un indicateur indispensable de l’audiodescription : cet outil fait partie intégrante du film, sans lui, le spectateur ou la spectatrice déficiente visuelle ne peut profiter pleinement de l’œuvre. De la même manière, si l’audiodescription est présente en mauvaise qualité, celle-ci dénature l’œuvre cinématographique. Alors, comment faire une bonne version audiodécrite (VAD) sans sortir la personne du film et comment l’évaluer ?

Répondre aux attentes des personnes déficientes visuelles

La VAD est un travail d’écriture et de description précis. Elle est une ou plusieurs voix indiquant « les changements de situation, […] les expressions des personnages, le style de vêtements, les paysages, elle décrit également les sentiments ou émotions sur le visage des personnages […] ». Cette analyse ne doit néanmoins pas se limiter à une description méthodique de tous les éléments qui structurent le film. Elle doit prêter une attention particulière à l’œuvre cinématographique, au sens où celle-ci porte une émotion, une ambiance et une atmosphère.

Le travail d’écriture est une compréhension de l’œuvre. De cette manière, la voix de la narratrice ou du narrateur doit savoir aussi s’effacer au profit de l’univers sonore du film. Elle doit trouver le juste équilibre entre présence et discrétion. Ne pas prendre compte de ces éléments crée un obstacle à l’immersion dans l’œuvre. Prendre en compte ces éléments, c’est proposer une expérience cinématographique transposant l’authenticité et la réalité du film.

« Ça fonctionne ! » : La VAD au service de l’immersion

 « Elle devient l’original du public en situation de handicap visuel et doit répondre à une exigence légitime de qualité »

Le Guide indique qu’on ne peut pas prédéfinir une liste exhaustive d’éléments qui pourraient être décrits dans chaque œuvre. Chaque film est unique. Aussi, un auteur ou une autrice d’audiodescription ne peut proposer une version objective de l’œuvre. Une œuvre audiodécrite aura toujours une part de subjectivité, néanmoins « soumise à l’exigence de fidélité à l’œuvre de départ ».

L’auteur ou l’autrice doit faire abstraction de ses jugements personnels vis-à-vis du film. L’interprétation visuel doit s’approcher d’une neutralité la plus rigoureuse et la plus fidèle à l’œuvre cinématographique car la surinterprétation de l’œuvre fausse l’identité de la réalisation. Pour une bonne VAD, l’auteur ou l’autrice doit trouver une harmonie entre une description de l’image « vue » et la sémantique de la scène : doit faire attention à ne pas atténuer les effets narratifs comme le suspense ou le silence. Cependant, le Guide ne nie pas les difficultés. Il indique que ces mesures s’appliquent « où cela est possible » dans le métrage.

L’écriture de la version audiodécrite

« L’auteur est maître de ses choix d’écriture et peut utiliser toute la richesse de la langue française pour servir les objectifs de la VAD »

Le Guide comprend la VAD comme l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice, il n’y donc pas de consignes strictes d’écriture. Il importe, malgré tout, de garder une attention particulière à l’orthographe ainsi qu’à l’utilisation d’un « français correct ». Néanmoins, quelques règles encadrent l’écriture de l’audiodescription. Premièrement, elle doit être raccord avec l’œuvre, c’est-à-dire que le style d’écriture et le rythme doivent s’articuler en fonction du film pour lequel ils sont destinés. L’auteur ou l’autrice porte ainsi une attention particulière au genre cinématographique.

Deuxièmement, le texte doit être « fluide et agréable à écouter » et prendre en considération le temps. Il s’agit là d’une dimension indispensable de la VAD, l’expérience cinématographique se passe au présent, elle se déroule « ici et maintenant ». Le présent se conjugue aux différents niveaux de réalité. Il existe trois niveaux à distinguer pour décrire l’image : la réalité de la fabrication, la réalité de l’univers fictif et la réalité extérieure à l’univers narratif. Ce choix de réalités appartient à l’auteur ou l’autrice en fonction de ce qu’il ou elle veut transmettre par sa VAD. Si ces notions autours des réalités vous intéressent, nous vous invitons page 6 et 7 du Guide.

Voix unique ou voix multiples dans la VAD ?

Pour développer la VAD, deux idées majeures encadrent l’audiodescription. La première se veut une voix unique. La seconde en mêle plusieurs. Dans tous les cas, le choix revient à l’auteur ou l’autrice de l’audiodescription, selon le sens qu’il ou elle veut transmettre dans l’œuvre. Lorsqu’il y a des voix multiples, plusieurs possibilités s’ouvrent à l’auteur ou l’autrice. Il peut s’agir d’une voix particulière pour distinguer le film, de son générique de début et de fin ou pour favoriser la compréhension d’une scène (une histoire parallèle, un flashback). Une seconde voix peut être appréciable pour mettre en valeur les précisions écrites, comme le chapitrage explicitement indiqué à l’écran dans certain film – Chapitre 1 : Monsieur Gustave -, ou une indication géographique et temporelle – Paris, cinq ans plus tard -. Le Guide préconise d’utiliser une voix féminine et une masculine pour faire varier ces précédents exemples.

Audiodescription, un besoin d’évaluation

Une audiodescription est soumise à un contrôle de qualité par un comité d’experts indépendants. Celui-ci a un pouvoir de validation et d’invalidation d’une œuvre qu’il estime en fonction de l’accessibilité et des critères définis par l’outil d’évaluation disponible sur le Guide du CSA. La rédaction du Guide incite toutes personnes à se référer à cet outil d’évaluation ainsi qu’à faire appel à des évaluateurs compétents pour réaliser ce travail. Des outils à télécharger ci-dessous :

Être formé•e à l’audiodescription, un passage indispensable

Le Guide met en garde quant à la personne employée à réaliser l’audiodescription de votre film. La culture cinématographique et la bonne maîtrise de langue sont indispensables. Cependant, une formation reconnue à l’audiodescription est un levier inévitable pour toutes personnes souhaitant devenir auteurs, autrices. Au de-là de cette formation, la personne amène de l’audiodescription prête une attention particulière aux intentions filmiques de la réalisation mais doit aussi être sensibilisé à la déficience visuelle. C’est dans ce cadre-là notamment qu’une formation est indispensable. Enfin, la collaboration ou la consultation d’une personne déficiente visuelle est obligatoire avant de valider une VAD. Le Guide indique que cette personne doit suivre une formation pour mener à bien son travail d’évaluation.

Matériel et temps nécessaire pour une audiodescription

Il faut fournir, aux personnes en charge de la VAD, le matériel sur lequel travailler (image, son) et celui sur lequel s’imprégner du film et en comprendre ses particularités (scénario, dossier de presse etc.). Chaque projet étant singulier, il est difficile d’établir une temporalité stricte. Le Guide donne tout de même une estimation en prenant pour exemple un film en VF des années 1990 « d’une difficulté moyenne » : « un délai idéal d’un mois est recommandé entre la réception des éléments par l’auteur et la livraison de la VAD ». Chacune des phases de l’écriture, de la relecture et du mixage sont décrites précisément sur le Guide en page 14, n’hésitez pas à le consulter.

Rémunération et droits d’auteurs

« L’auteur de la VAD a le statut d’auteur et peut donc être rémunéré en droits d’auteur »

L’auteur ou l’autrice peut être rémunéré•e en droits d’auteur. Leur droits sont encadrés par les sociétés de gestion collective comme la SACEM. La rémunération minimum recommandée de leur travail s’élève à 25€ bruts pour une minute de l’œuvre cinématographique. En ce qui concerne la collaboration avec une personne déficiente visuelle qui effectue une relecture et une vérification, celle-ci perçoit un « tarif forfaitaire préconisé […] entre 200 et 250€ bruts ». Pour plus d’informations sur la rémunération, vous pouvez lire les pages 15 et 16 du Guide. Ces pages vous indiqueront également les modalités de citation au générique et les délais de paiements.

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En attendant la réouverture de nos salles de cinéma, nous vous invitons vivement à prendre connaissance du Guide de l’Audiodescription. Celui-ci est plus complet que notre article et vous aidera à mieux comprendre les enjeux de la VAD. Rappelons aussi que l’accessibilité des films n’a peu de poids sans des salles de cinéma qui suivent cette dynamique. Encourageons les à faire un pas en avant pour que l’année 2021 puisse être celle d’un cinéma pour toutes et tous !

Les pictogrammes

Cinémas 93 : formation Accessibilité au cinéma – 1-2/12/2020

Cinémas 93 organise les 1er et 2 décembre 20 une formation autour du thème :

ACCESSIBILITÉ AU CINÉMA : COMMENT MIEUX ACCUEILLIR DANS LES SALLES LES PUBLICS DÉFICIENTS AUDITIFS ET VISUELS

A l’heure où la plupart des salles est équipée de solutions techniques pour accueillir le public déficient visuel et auditif (boucles d’inductions magnétiques, casques audio, boîtiers UHF ou à infrarouge) et que de plus en plus de films sont adaptés pour ces spectateurs (renforcement sonore, audiodescription et sous-titrage SME), la salle de cinéma peine encore à répondre aux attentes et besoins de ces publics spécifiques.

Cette formation propose de réfléchir d’une façon concrète et globale aux solutions favorisant cet accueil, qu’il s’agisse de questions de programmation, communication, médiation, signalétique, relais ou techniques. Ces deux journées prévoient des temps d’échanges et d’information, des ateliers pratiques et des études de cas, ainsi que la projection d’un film en version audiodécrite suivie d’une discussion avec l’auteure de l’adaptation.

PROGRAMME :

> Mardi 1er décembre de 9h30 à 13h et de 14h à 17h30 :
– Introduction : Vers l’accessibilité du cinéma aux publics déficients visuels et auditifs – cadre législatif, accessibilité des films et des salles, attentes et besoins des bénéficiaires et des cinémas
– Partage d’expériences sur l’accueil des publics concernés et élaboration d’une « boîte à outils » pour accompagner cette démarche d’inclusion : programmation, communication, signalétique, relais locaux et nationaux…
– Initiation à la langue des signes française pour communiquer avec le public sourd et malentendant
– Mise en situation de cécité et exercices pratiques pour appréhender les obstacles potentiellement rencontrés par le public aveugle et malvoyant dans un lieu public

> Mercredi 2 décembre de 9h30 à 13h et de 14h à 17h :
– Présentation d’ateliers d’éducation à l’image et études de cas de médiation
– Projection publique du film lauréat du « Marius de l’audiodescription 2019 », Pupille de Jeanne Herry, suivie d’une rencontre avec l’auteure de l’adaptation (sous réserve)

PUBLIC : prioritairement le/la référent.e accessibilité des salles de cinémas du réseau Cinémas 93 (responsable des publics, programmateur.rice, directeur.rice,…). Ouvert aux participants hors réseau.

PRISE EN CHARGE : gratuit pour les salles de cinéma du réseau (prise en charge par Cinémas 93), 75 euros pour les participants hors réseau

LIEU : Théâtre et Cinéma Jacques Prévert – 134 avenue Anatole France – Aulnay-sous-Bois

FORMATEURS : Benoît Chanial, programmateur cinéma et chargé de communication du théâtre et cinéma Jacques Prévert d’Aulnay-sous-Bois ; Cécile Dumas, déléguée générale de Ciné Sens ; Dune Cherville, auteure audiodescriptrice,  Eric Kamaldinh, responsable de l’éducation à l’image de Retour d’Image ; Mamadou Ly, enseignant en langue des signes française et chercheur, Clara Urosevic, responsable des relations avec les publics et référente accessibilité du théâtre et cinéma Jacques Prévert d’Aulnay-sous-Bois ; Marie-Pierre Warnault, présidente de Retour d’image, ainsi que des représentant.e.s de la Mission handicap de la ville d’Aulnay-sous-Bois.

INSCRIPTIONS : à ce lien jusqu’au 26 novembre (plus qu’une place disponible) : https://forms.gle/WDDDpSnQWc3C4FbV8

Plus d’info : http://www.cinemas93.org/page/ressources-formation-professionnelle

Le nombre de places étant limité, les inscriptions se font par ordre d’arrivée. Nous nous réservons le droit d’inscrire une seule personne par établissement en cas de trop forte demande. Par ailleurs, Cinémas 93 s’engage à mettre en œuvre tous les moyens nécessaires pour que l’événement se tienne dans le respect strict des règles sanitaires, la formation étant maintenue en présentiel.

Voir le déroulé complet